mardi 28 octobre 2008
Une job steady, pis un bon boss !
Dans la région de Québec, en 2008, pour ce qui est de la job steady, il ne semble pas vraiment y avoir de problèmes, car c'est le plein emploi partout. On a qu'à se promener en ville pour voir partout des affiches demandant des employés temps plein, temps partiel. Des restaurants de la ville on dû fermer des fins de semaines par pénurie de main-d'oeuvre. Donc pour ce qui est de la portion "job steady" de l'énoncé, cela semble acquis pour les résidents de la très grande région de Québec.
Maintenant, qu'en est-il de la portion "bon boss". Je suis de la génération Y qui est décrite comme une génération qui veut tout sans attendre et faire les "sacrifices" qui s'imposent. Ce que nous voulons, nous le voulons "right here, right now". Cependant, si je regarde mon historique de travail, le portrait de bon boss est peu reluisant. J'ai travaillé à la Ville de Québec. Pour ce qui est de la reconnaissance et de l'avancement, on repassera. Étant dans le domaine public, on y reconnait que l'ancienneté. Ce n'est pas pour dénigrer mes boss à la Ville, mais avec seulement mon bac en droit, j'avais plus de scolarité que les trois ordres hiérarchiques au-dessus de moi. De plus, j'y ai travaillé pendant 12 ans dans cette Ville, au secteur des Loisirs. Mon dossier d'employé n'est rempli que de lettres de félicitations pour un travail bien fait de la part de divers organismes socio-communautaires et sportifs. Un de mes directeurs aurait pu me proposer d'entrer à la Ville comme juriste ou par la suite comme notaire. Mais non, on me vois comme une menace parce que quand j'avais un problème avec un supérieur, je le réglait directement avec cette personne, au lieu de passer par le biais du syndicat. Car à la Ville de Québec, les directeurs de services, sont syndiqués et les cadres supérieurs, ont une association qui ressemble beaucoup à un syndicat. Donc, je ne "fittais "pas dans le moule, j'étais une menace.
Par la suite, j'ai travaillé chez Home Dépot. Là-bas, que c'est rafraîchissant, pas de syndicat. On y valorise la compétence. Lors de mes 2 premières évaluations, j'ai eu 97% et 99%. Pour mon poste de responsable de l'entrepôt, j'étais l'employé avec les plus hauts scores au Canada et le 3e en Amérique du Nord. J'avais alors 25 ans, un bac en droit dans les poches et parfaitement bilingue. Ce qui est utile chez Home Dépot car toutes les communications avec le siège de Toronto ou d'Atlanta, se font en anglais. Pour la succursale où je travaillais, j'étais un des 4 employés parfait bilingue, donc une denrée rare. J'étais apprécié de mes collègues de travail, ayant été voté employé du mois pour les 5 premiers mois suivant l'ouverture du magasin. J'étais heureux et j'aimais mon boulot. Cependant, avec les résultats que j'avais, je m'attendais à du changement, à une promotion. J'ai appliqué sur deux postes de directeurs. On me les a refusés sous prétexte que j'étais trop jeune pour la tâche. Donc la direction aimait mieux prendre quelqu'un de moins qualifié et de moins performant, mais de plus âgé. Comme les promotions ne venaient pas à moi, j'ai essayé de demander une augmentation de salaire. (J'étais à 9,00$ de l'heure en 2002). Lorsque je fis ma demande, j'avais une offre d'emploi chez Jean Coutu pour les mêmes conditions (avantages sociaux) + 1.00$ de plus de l'heure. Donc, je ne bluffais pas lorsque j'ai rencontré le directeur des ressources humaines. Tout ce que je lui demandais, c'était d'accoter l'offre, pas de la dépasser. J'étais heureux à ce boulot. Il n'a rien voulu savoir, il ne m'a même pas offert autre chose, une chance de promotion future, rien. Donc j'ai pris l'offre d'emploi chez Jean Coutu. Ils ont perdu un bon "prospect" pour 40$/semaine. J'imagine qu'ils avaient leurs raisons. Ce qui est ironique, c'est que un des 2 directeurs nommés à ma place est en prison pour vol d'outil. Il avait un réseau où il volait pendant son quart de travail et revendait par le biais de complices ses outils au marché au puces Jean-Talon. Suite à la découverte de ce vol, le directeur des ressources humaines fut lui aussi remercié de ses services pour son trop bon jugement. Il y a donc un juste retour des choses dans la vie.
Ensuite, chez Jean Coutu, mon proprio n'en avait que pour le laboratoire, le reste du personnel de placher, nous n'étions que de personnel de soutien. Là aussi, il n'y avait aucune forme de reconnaissance ou de gratification des employés. Ce n'est pas pour rien que depuis les 2 ans où il acheté la pharmacie, ce proprio a passé plus de 250 nouveaux employés.
Je ne comprend pas cette mentalité, je sais que ce ne sont pas tous les employés qui sont bons, cependant, lorsque en tant qu'employeur, on en trouve un exceptionnnel, il me semble qu'on se doit de bien le traiter. Attention, bien le traiter ne veut pas dire tout lui donner, mais une petite tape dans le dos, ça fait toujours du bien.
Ce qui m'amène à mon présent boulot. Notaire pour un boss désabusé. Depuis le début de l'année 2008 je lui ai rentré plus de 80 nouveaux clients de mon cercle de connaissances. Ces gens sont venus au bureaux vraiment pour moi, car nous sommes un des bureaux les plus "chérants" à Québec. Aucune reconnaissance, aucun merci. Hier, j'ai rencontré de ses clients de 19h00 à 0h30, chez les clients, pour une copropriété. Tout cela après ma journée de travail normale. De plus pour terminer ce dossier, je devrai rencontrer tous les copropriétaires un samedi pendant au moins 8 heures, tout cela après une semaine de 40 heures. Ce matin, je lui ai fait part de la rencontre d'hier soir. Au lieu de me remercier de bien s'occuper de son dossier et de ses clients, il n'a strictement rien dit, comme si tout cela était normal. Lui, il travaille environ 20 heures par semaine et il trouve normal qu'avec 2 enfants en bas de 2 ans et demi, je fasse des journées de 18 heures. Tout cela pour un salaire de 30 000$/année. Je le fait parce que j'aime ma profession et que j'ai à coeur de bien faire mon travail. Je le fait également parce en fin du compte, c'est mon nom qu'il y a en bas du contrat. Donc, c'est ce dont les gens se souviennent. Mon boss trouve que ce mois-ci la business est plutôt tranquille. (Peut-être normal qu'avec la crise financière, les gens gardent leurs sous!!!) Il m'a demandé de faire du marketing et que l'étude avait un budget de prévu pour cela. J'ai alors pensé de louer un kiosque au salon de l'immobilier en janvier prochain. Le prix de la location serait remboursé si 2 clients viennent faire affaire chez nous. Sur 6400 personnes qui y sont passés l'année dernière, ça reste une bonne possibilité. De plus, je lui ai offert d'être au kisoque pour les 3 jours du salon. Il ne veut pas sous prétexte que ça coûte trop cher. Il n'a même pas à payer mon salaire, je suis payé à l'année. Donc, je fais 20 heures ou 90 dans une semaine, j'ai le même salaire.
Tout ce défoulement pour dire que j'ai hâte de me trouver un bon boss ou de devenir mon propre boss. Nul besoin de vous dire qu'à chaque jour, j'épluche les sites d'offres d'emploi et que le samedi, je consulte les journaux pour la section carrière. J'aime bien Québec, mais si je veux que ma carrière s'épanouisse, je crois que je n'aurai pas le choix d'aller dans une autre région. LE milieu du notariat à Québec est saturé et les notaires séniors gardent les jeunes à des salaires de crève-faim.
C't'assez le chialage pour aujourd'hui !!
mardi 14 octobre 2008
Fin de semaine inoubliable !
Vendredi soir dernier, la Maman et moi sommes sortis en couple. Nous sommes allés souper au Cosmos sur Laurier. Excellent repas. Par la suite, nous sommes allés bouquiner chez Renaud-Bray, surtout dans la section romans policiers pour ma part. Donc une belle soirée.
Le lendemain, ce fut une journée pour Grande fille. Sa meilleure amie de la garderie, ne se fait plus garder à ladite garderie depuis environ 3 mois. C'est que sa maman a décidée de rester à la maison avec ses 3 enfants. Donc, Grande fille s'ennuie d'elle à la garderie. Les parents de la petite fille nous ont invités à aller chez eux pour passer l'après-midi. Gros bonus, samedi après-midi, il faisait super beau, donc les enfants ont pus jouer dehors. Grande fille fut comblée, elle en reparle encore et elle se demande quand est-ce que son amie va venir dans sa maison.
Dimanche, nous somme allés fair un pique-nique au Domaine Maizerets. Pendant que Petite fille faisait la sieste dans la poussette, nous avons joué au soccer avec Grande fille. Elle a vraimen apprécié.
Pour terminer, hier, nous somme allés en autobus au centre-ville. On est partis du carré d'Youville pour marcher jusqu'au McDo sur St-Jean. On s'est arrêtés pour manger. Par la suite, on est descendus par la côte de l'Hôtel-Dieu jusqu'en basse-ville pour arrêter au Benjo. Grande fille a tout marché ça sans se plaindre. Elle n'a que 2 ans et 4 mois. Je suis vraiment fier d'elle. On a par la suite repris l'autobus. Grande fille s'y est endormie. Ses piles étaient à terre.
Donc, 3 belles journées en famille.
mercredi 8 octobre 2008
Manque de temps !!!
À la fin du mois d'août, alors que tout allait bien avec nos 2 filles et que ma blonde se remettait doucement de son accouchement, elle a développé une mastite, qui est une inflammation du sein, en particulier du mamelon, dû à la présence d'une bactérie. Donc, le lait que tu donnes à ton enfant est infecté. SAUF QUE, si tu décides d'arrêter d'allaiter parce que tu as peur de contaminer ton enfant, GRAVE ERREUR !!! Comme ton lait ne sort pas et que ton corps en produit, la bactérie se répend à l'intérieur de ton corps. Ce qui fait que ma blonde a fait un pic de fièvre à 104 F. En plein mois d'août, elle grelottait. Elle fut hospitalisée pendant une semaine au CHUL avec médications par intraveineuses. Du plaisir, c'est bien tout ce que je veux.
Lorsque ma blonde a suivie son cours d'allaitement, on lui a dit que si elle avait des problèmes, qu'il y avait du soutien à domicile, une ligne téléphonique d'urgence, des rendez-vous en clinique, etc. Pour ne pas que la petite s'infecte davantage et qu'elle ne perde pas trop de poids, nous avons pris la décision d'arrêter l'allaitement et de la mettre sur les préparations lactées. Oh! Diantre ! Quel sacrilège ! À partir de ce moment, plus aucune collaboration du soutien à l'allaitement. Nous étions devenus des brebis égarées. Quand la santé de ta blonde est en jeu et qu'elle est hospitalisée 7 jours, le jeu n'en vaut pas la chandelle. La première nuit, elle l'a passée à l'urgence sur une civière. J'étais avec mes 2 filles, une qui dormait sur le plancher, l'Autre dans la poussette et moi -même accoté au mur. Lorsqu'ils ont finis par lui trouver une chambre après 2 jours, c'était dans l'aile psychiatrique avec des fous, dans une chambre de 4 où le ménage de la toilette n'avait visiblement pas été fait depuis un petit bout. Donc, j'ai pris mes 5 semaines de congé parental, non pas par choix mais par obligation. Mes beaux-parents ont gardés Grande fille pendant cette semaine et moi, plusieures fois par jour, je me tapais l'aller-retour Charlesbourg-CHUL pour aller vois ma blonde, voir à ce qu'elle ne manque de rien, etc.
En plus de tout ça, c'est moi qui a eu l'immense honneur et privilège de "switcher" Petite fille du sein au biberon. Ce qui ne fut pas une tâche de tout repos. J'ai donc passé mes 5 semaines à prendre soin de mes femmes, à faire les biberons, la vaisselle, la popote, le lavage, le ménage, pour que ma blonde s'en remette. À la fin de mon congé forcé, ma blonde était de retour sur le piton, mais moi épuisé par le manque de sommeil et de repos, j'ai attrapé une bronchite et une sinusite en même temps juste avant de retourner travailler.
Je vais sincèrement me partir une secte ou un réseau anti-allaitement avec ma blonde. La semaine passé, le journal Le Soleil avait un dossier spéciale sur les revers de l'allaitement. Quand l'allaitement va, tout va. (Comme le disait la chanson dans Astérix et Cléopâtre). Lorsqu'une femme prend la décision d'allaiter, comme je l'ai mentionné ci-dessus, elle a tout le soutien au monde. Lorsqu'elle a des complications, elle devient automatiquement aux yeux de certains spécialistes de la santé et de d'autres mères, une mère ingrate, indigne, qiu ne donne pas le meilleur d'elle-même à son enfant. Même lorsque ma blonde avait 2 anti-biotiques de "plogués"dans les veines, certaines infirmières et certains spécialistes lui suggéraient d'essayer de continuer l'allaitement. Je me suis choqué, j'ai alors demandé à l'infectionlogue qui venait de lui faire la morale : " Qu'est-ce que vous attendez, qu'elle meure, qu'elle fasse une dépression."Donc je suis de retour au travail depuis 3 semaines, je me remets peu à peu de ma bronchite, ma sinusite est disparue, Petite fille se porte à merveille, elle a commencée à manger des légumes et elle commencera les fruits la semaine prochaine. Grande fille est maintenant propre et elle aide de plus en plus dans la maison. Elle est dans la phase du POURQUOI ???, donc j'ai parfois l'impression de vivre avec une journaliste qui me pose des questions sur mes moindres faits et gestes. Tout va bien donc dans mon univers avec mes 3 femmes.