samedi 14 février 2009

Le bibliothécaire/Larry Beinhart

Le personnage central de ce livre politico/policier, est David Goldberg, un bibliothécaire à l'emploi d'une petite université qui est engagé par Alan Stowe, riche milliardaire, pour mettre de l'ordre dans ses archives personnelles. Alan Stowe est en fait le bailleur de fonds du Parti Républicain, et ses archives personnelles contiennent des documents embarrassant pour plusieurs politiciens, anciens présidents des USA et juges de la Cour Suprême. Le président actuel Scott, est républicain et il s'enligne pour un 2e mandat consécutif contre une femme, Ann Lynn Murphy.

Nous pouvons établir plusieurs parrallèles intéressants entre le fictif président Scott et George W. Bush. Tous les 2 sont républicains, on fait leur argent dans le pétrole et on fait leur service militaire pendant la guerre du Viet-Nam dans la "National Guard" au lieu de l'armée régulière. Tous les 2 sont des héros de la guerre au terrorisme.

Pour ceux et celles qui ont aimés le livre ou le film Primary Colors, qui est en quelque sorte une pastiche de la 1ère campagne électorale de Bill Clinton, ce livre fait la même chose pour George W. Bush et sa 2e campagne.

Les nombreux clins d'oeils à la politique américaine sont intéressants. Donc, ledit Goldberg est en fait un espion à la solde de Ann Lyn Murphy et se rend chez Stowe pour y découvrir tous les secrets croustillants des bonzes du Parti Républicain. Or, coup de théâtre, il tombe en amour avec la femme d'un de ces bonzes, un colonel agissant pour l'agence de la Sûreté du territoire. Donc les sentiments amoureux de Goldberg vont peut-être entraver sa "mission" pour les démocrates.

S'en suivent, poursuites, menaces, chantages, meurtres, tentative de viol, accusations de zoophilie, infiltration, etc.

Le roman se lit très bien, les chapitres sont très courts et passent d'une scène d'action à une autre. Le rythme est très rapide, l'action du roman se déroulant sur une période d'environ 5 jours. La seule critique négative que j'aurais, c'est que la fin du livre m'a un peu laissé sur mon appétit. Cen n'est pas un "happy Hollywood ending", mais, ça aurait pu être mieux ficelé.

Dans l'ensemble, il s'agit d'une lecture excitante qui ne manque surtout pas d'action.

jeudi 8 janvier 2009

La Séparation - Christopher Priest

Je viens tout juste de terminer la lecture de La Séparation de Christopher Priest. C'est le premier roman que je lis de cet auteur anglais. Je suis au départ un fan d'histoire et en particulier de la 2e Guerre Mondiale. L'endos de ce livre décrit une histoire parallèle où Rudolph Hess se serait rendu en Angleterre en 1941 pour y signer un traité de paix avec la Grande-Bretagne. À partir de cette prémisse de base, on y suit l'histoire de 2 frères jumeaux protant le même nom, un qui est pilote pour la Royal Air Force et l'autre qui est objecteur de confiance et bénévole pour la Croix-Rouge, pacifiste. Les 2 frères ont participés au JO de Berlin en 1936 en aviron et c'est Rudolph Hess qui leur avait remis leur médaille. En plus, les 2 frères ennemis aiment la même fille, mais c'est le pacifiste la mariera. De plus, le pacifiste est "sonné" à la suite d'un bombardement sur Londres et il développe des hallucinations.

Donc, on se retrouve à devoir démêler de quel frère on parle et également à devoir démêler s'il s'agit d'une hallucination ou bien de la réalité. Une fois que l'on accepte ces conditions, on peu s'amuser avec la lecture de ce livre. Il faut cependant être bien concentré car sinon, on doit recommencer la lecture d'un chapitre. Dans cette histoire parrallèle, on réécri l'histoire où la 2e Guerre Mondiale aurait cessée en 1941 entre l'Allemagne et l'Angleterre, suite à un traité de paix, pour combattre l'ennemi commun, le communisme. Dans cette histoire, Churchill démissionne suite au traité de paix, Hitler fait de même et est remplacé par ledit Rudolph Hess.

À la base, on doit connaître ce qui s'est passé pendant la 2e Guerre Mondiale, sinon, ce livre ne vous sera d'aucun intérêt. Donc pour les férus d'histoire militaire, ce livre emporte une perspective intéressante sur ce qu'aurait pû être le dénouement de ladite guerre.